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Tome I.
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SUR U . A S U I S S E. 2.3 5étoit arrêtée par des maisons. Sa nudité luiôte la moitié de son prix. A la pointe du lac onvoit la place où le Canton s’assemble , pour sé-lection des Régens. Un échafaud est dressé furdes piles de bois, qui restent toujours : c’estde-là, que l’Orateur de la Régence harangue& abdique. Le Peuple roi est à terre, & il prêtel’oreille. Quand il plaît à un de ces Rois d’éle-ver la voix , voici son forpudaire pour fermerla bouche au Magistrat. Ah ! ça , tais-toi tu asajjei parlé ; cejlàmon tour. On nous a peint lesRomains sous un beau vernis, ils parloient furle même ton, avant que les richesses les eussenturbanisés. Les Nobles Polonois dans leurs Diettes,tiennent un langage moins dur : mais qui viseau même but : car les Diettes oligarchiques,ne diffèrent des Assemblées démocratiques , quedu Noble au Paysan.Xa forme & le fonds sont 'les mêmes, le but est la domination : & on neparle pas davantage en Suisse d’égalité & d’é-quilibre que dans les Diettes de Pologne. Laliberté est fur toutes les levres. Ce mot estuniversel : & , en vérité , il est bien vide &bien peu répl.

Le Paysan qui vient insulter sur la place pu-blique ses Magistrats, qui, fans lumière, fansréflexion, souvent insidieusement, & par in-quiétude d’esprit, se plaint, demande des ré-

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