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formes, & semblable à ces, Anabaptistes, qui Jpour pécher en sûreté , assuroient que rien n’é-toit péché , ne veut aucun joug, parce qu’il«st libre , est-il moins tyran , moins ambitieux,que les Nobles Polonois ? Est-ce le bien dupays qu’on veut ? N’est-ce pas plutôt son bienprivé ? Des peuples ignorans pourront-ils jamaisêtre libres ? U me semble voir ces vagabondsépars dans les campagnes , qui alloient aux Croi-sades. Ils avoient besoin de la bannièré du Curé,pour se réunir, & souffrir une sorte de disci-pline. Après une Diette tumultuairement rem-plie, où on a passé de l’injure aux coups ; où lesang a rougi’les marches de la Tribune, &fherbe qui l’entoure ; qu’en résulte-t-il ? CePeuple roi, ignorant & sot, a soin d’élire lesmêmes personnes., ou les mêmes familles qui sa-vent lire, écrire, qui jouissent d’une plus grandefortune, & ont à leurs gages quelques-uns deces Rois : de sorte que le peuple élève un Pa-triciat, qui peut & doit avoir des conséquencesfaciles à prévoir. Ici le peuple est négligé,comme il Test dans toutes les Démocraties po-pulaires , où on auroit besoin d’instruction. Maisdes Collèges sont desinstitutionsjde luxe. Romene multiplia les siens ou plutôt ses Séminaires ,que quand elle fut opulente ; & alors elle avoircessé d’être libre.
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