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Tome I.
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Lettrés

Gall par Vesen , les encouragent, ils en fontmieux vêtus, leurs maisons font plus souventrajeunies. On ne trouve plus cette mal-proprétédu Canton c'e Schwitz. Les habítans qui meConduifoient, n’étoient pas auíîi satisfaits quemoi, de cette propreté. C’est un luxe , disoient-ils, il n’y a pas trente ans que la révolutions’est faite. —II n’y a pas trente ans leur dis-je —-Non Monsieur. — Consolez-vous. Un fil caché,lie & fait mouvoir dans le même tems toutes lesNations ; la plus corrompue ne devance pas laplus sobre de plus de deux lustres. Nous trou-vions belles ces montres d’argent que vous por-té? , & qui vous paroissent chères. Les Com-merçans s’en servoient, parce que l’heure estprécieuse à celui qui travaille, & qu’il a intérêtd’être averti à point de celle qui fuit, & decelle qui va courir. Maintenant ce n’est plusqu’un bijou , & à ce titre on ìe multiplie par va-nité. Si vous êfiez riches, vous nous imiteriez. Iln’y a pas vingt ans que nous avons étendu notreluxe. Je ne fuis qu’à mon sixième lustre, & dansmon enfance j’ai assiste à un testament, où le Tes-tateur léguoit sérieusement à un de ses enfans ,un porte-crayon d’ rgent ; à un autre un jonc àpomme d’écaille, II mettoit un grand prix à cesminces objets. Combien nous sommes éloignésde ces bornes ! — Eh bien Monsieur , nous vous

suivons