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que le Landamman se serve d’une de celles quifont en dépôt dans le magasin. II est bien vraique tel Paysan, qui ne sait ni lire , ni écrire ,qui vient à l’Affemblée avec la perruquel’habit, & le chapeau de son Aïeul, a un sensdroit, & raisonne d’une manière à frapper. Otez-le des intérêts du Canton; transportez-le horsdes Alpes ; je demande aux entousiastes ce qu’ildevient ? Nos Paysans font plus ignorans, fansdoute, parce qu'ils n ont aucun intérêt à s’ins-truire. Tout est taxé ; ils savent qu’en payant ilssont quittes , ils ne s’inquiétent que du foin detrouver l’argent nécessaire. II en est de mêmeà Claris. Tout est sixé, & le Paysan , avec toutesa logique , paye après avoir péroré. II a tou-jours dans les aíîìstans un parti contraire. Tousles hommes se ressemblent, une innovationproduit dans tons les pays des opposons auífientêtés que les Novateurs. Les querelles que lesnouveaux bills, élèvent dans le Parlement d’An-gleterre se renouvellent dans toutes les Ré'bliques.
II est encore plus vrai, que file Glarois ne re*nouvelle point ses habits; c’est moins par respectpour ses Aïeux, que par un motifdïndigence»L’habit est dans les familles pauvres, ce que legobelet d’argent est à nos Paysans, une espècede bijou.