io Lettres
défendre , & dompter le nôtre , qui n’abufe quetrop souvent de sa force & de son pouvoir. Vouspensez bien que le Ministre n’étend point uneverge de fer sur tant de jolies têtes. II en estplus chéri, & fa Cure est une des meilleures duCanton (i).
La table des Grindelwaldois est délicate : lecochon de lait, la volaille & les truites en fontles honneurs; ajoutez -y de beaux fruits , unfromage excellent, un bon vin & une jolie mainqui le verse, vous aurez l’idée d’un bon repas.La truite frétille dans les ruisseaux clairs & peuprofonds : on fait écluse avec sa main, & onles prend. L’eau est st belle, st pure , si bonne !C’est encore une boisson à distinguer en Suisse.Ici , à des jours périodiques , on donne desespèces d’Olympiades. Cest une lutte pu-blique , en présence de toute la contrée. Lesfemmes n’y font point nues comme à Sparte ;mais elles font là , & le berger fait bien où estcaché le prix qui l’attend. Elles luttent entreelles , luttent quelquefois avec leurs amans, &
(i) U reçoit par an, en <3on bénévole , au moins douzecents jambons, qu’il vend à un bon prix ; Sc ce n’est làqu’une partie des présens qu’on lui fait. Ces préfens valentmieux que la quête des Capucins de Bologne, dont on est émer-veillé , & qui îeut rapporte le jour de S. Laurent, soixante& quatorze veaux.