II
sur la Suisse.quelquefois remportent. On chante, on danse,on rit, & toute la fête se tient avec joie, avecéclat. Les femmes ont la voix belle ; elles chan-tent en marchant, en travaillant. Le chant estune moitié de leur existence. O combien ellespourroient être heureuses (i) !
Je reviens aux Glaciers :il y en a deux, le su-périeur & Tinférieur ; l’un à droite, l’autre àgauche ; le Mettenberg les sépare. A l’Orient c estle Wetterhom , derrière lequel est le Glacier duSchwart^wald. Les prairies de la Schùdech luiforment une bordure riante : des chaletz ré-pandus en nombre fur cette bordure, présententle tableau le plus agréable. L’Eglise paroissiale& la Cure produisent des accidens heureux.C’est le plus joli des Glaciers. On s’arrête ordi-nairement au bas du Mettenberg pour le con-sidérer.
La Lutschinen sort du Glacier inférieur : elle
(i) 'Ces Olympiades se célèbrent à Berne après Pâques *,mais elles n’ont plus cette pompe Nationale qui feule pou-voic l es embellir. C’est la dernière classe des Paysans , quis,y présente, 8c qui , pour de l’argent, va lutter & gri-macer avec un Paysan mercenaire. C’est la parodie de l’an-cienne ïete. On retrouve dans nos Provinces méridionalesde France , ces Fêtes champêtres, convoquées dans unchamp hors de la ville , où l’on vend le paru , le vin , leBouguat Se les figues , & où l’on danse.