IX
Lettres
s’élanee d’nne voûte spacieuse qui offre des sin-gularités étonnantes. Cette voûte fuit le fortdes Glaciers du Rhône, dont je vous ai parlé ,elle change de lieu. Qn n’y voyoit en 1774,qu un parois de glace coupé à pic. Elle reparuten 1776. On prétend que le Glacier a diminuéde beaucoup depuis 1780.
Après trois heures de marche fur le Metten-berg & au-dessus du bois, on arrive à la partiepostérieure de la Montagne , au foyer des Gla-ciers , qui a onze cents dix pieds d’élévation.De ce point on voit la partie du Grindelwald ,où le vallon commence à s’entrouvrir ; on voitles pâturages des Alpes , de Bachalp , Grin-delap , &c, 6’c. &c.
De Bœnifegg contre le Fiefcherhorn , on voitles beaux Glaciers qui s’étendent dans le Valais,& , au septentrion , le Mont Viefcherhorn, oùils s’alimentent, s’étendent & deviennent im-posans. La plaine de glaces ou mer glaciale,commence au chalet de Zesenberg. Bachalpforme le vallon du côté opposé à cette plaine.On plane sur l’amphithéâtre de glaces , qu’iîdomine, & ce spectacle si nouveau pour tout lemonde, est difficile à décrire. Supposez des mi-roirs rassemblés, faites jouer au-dessus les rayonsdu Soleil, figurez-vous les innombrables facettesque votre œil va suivre. Toutes les couleurs,