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apercevoir le leurre. Des conspirations, desdémêlés continuels furent l’expression de sonmécontentement. Les familles nobles ayant étéexpulsées du Conseil par les familles patri-ciennes, les premières ont été dépouillées, &font tombées dans une presque sujétion, mal-gré la possession de leurs fiefs.
La réformation devint avantageuse au Peuple.Alors s’accrédita l’opinion heureuse qu’il alloitêtre exempt de toutes redevances; il se mu-tina & demanda la suppression des impôts. Onsongea à l’adoucir, la confiscation des biensMonastiques & du Clergé produisit suffisam-ment au Souverain pour s’entretenir & pourpourvoir à tout. Le Peuple respira , & se crutlibre. La modicité de sa taxe, dont la plus forten excède pas vingt livres, étoit capable de luipersuader qu’il étoit libre en effet. « Les re-» celtes des rentes des Domaines réservés pour» l’État ; des censes foncières & les dixmes, les» lods provenans des ventes des fiefs nobles &» ruraux dans le pays de Vaud, la ferme des» sels qui est en régie , les péages & droits» accessoires , les rentes des capitaux placés» dans les fonds étrangers ». Telles font lesbranches des revenus du Souverain. Dans cesbranches, vous avez fans doute distingué cellesqui ne tiennent qu’à une régie ou monarchique
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