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vu aristocratique : celles qui produisent un fondsà l’Etat, fans quïl en puisse rien revenir auPeuple- De ce nombre font les rentes des ca-pitaux placés dans les fonds étrangers. De Berneà Venise on pourroit ne faire qu un saut.
11 s’en faut que, dans les Démocraties ,les .revenus portent fur des fiefs qui suppo-sent des privilèges , & soient employés commeils le font à Berne. On ne connoxt , dansles Cantons populaires , ni les fermes, ni lesfiefs , ni les lods ; il n y a rien à mettre enrégie ; il n’y a point de trésor à grossir : unpéage est souvent Timpôt unique. Commentcolorer un fonds permanent de 400,000 livressterlings, qu’on amasse dans le trésor, ou qu onprête aux Hollandois. Est-ce donc pour être enétat de soudoyer la Milice des Cantons pau-vres, & de pouvoir les subjuguer, ou les tenir(ce qui produit le même effet) dans une de-pendance entière, par la crainte d’être attaques?
Quel est le Voyageur qui feroit assez peuclairvoyant , • pour ne pas voir jusqu où s é-tend rinfluence du Canton de Berne fur tousles autres ? Qui ne fait combien il communiquede frayeur aux Cantons pauvres? Rétablisse-ment d’un trésor est cependant ancien dansles Républiques. Les Grecs en avoient un ,souvent pillé & souvent trop pauvre. Les