s u r * A Suisse. 6zRS respectèrent pas davantage le peuple. Quandils eurent divisé en centuries les citoyens, pourétablir un ordre dans les suffrages , on exclutceux qui n’avoient points un certain revenu.
Les Prolétaires ( ou citoyens de la dernièreclasse ) dévoient avoir en fonds de terre, unRevenu de douze cent cinquante dragtnes, pourAvoir le droit de voter aux champs de Marsdurant les comices. Cette division de classesétoit excusable chez les Romains. Tous lesjours l e commerce attiroit des étrangers ; tousïes jours des affranchis augmentoient le nombredes habitans de Rome ; il étoit de néces-sité de sen. tenir au suffrage de ceux qu onpouvoit appeler Romains , par les terres qu’ilspoffédoient dans Rome, ou dans les domainesconquis. En Suisse, cette distinction est injuste,8t l’exclufion absolue est oppressive. Les Pa-triciens des Cantons aristocratiques devroientavoir'fous leurs yeux le tableau des violencesque ceux de Rome exerçoient ; ils verroient àquelle occasion le peuple demanda & obtintdes Tribuns, qui balancèrent le pouvoir de laNoblesse & des Patriciens.
Le Canton fournit huit cents hommes à laConfédération, parce qu’il est un des plus éten-dus. Son domaine semble coupé en deux moi-'tiés ; Tune est remplie de pâturages, & a