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Tome II.
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sur u a Suisse. 135Clarens , la Meillerie, ont été pendant quel-ques années , l’objet de la jolie fantaisie de nosDames de Cour. On donnoit à têter à son en-fant , on tronchinoit, & on venoit à Clarens ,ce n’étoit qu’un. On avoit soupiré , & tout étoitdit. Ensuite 011 porte sa tête dans ses Voyages.On n’aeu garde de quitter ses yeux de Paris ,& on est étonnée de trouver à Vevay, a Cla-rens , des Paysans qui n’ont point la tournurede ceux de Picardie ou de Valogne. Voici cequi arriva à une Dame de Bon-Lieu, qui neru'en voudra point de raconter son Anecdote.Elle étoit à Clarens, pas feule, une Dame &elle — On {e promenois ; de loin venoit, s’a-vançoit , cheminoit un grand Valaisan , giletenrubané , manches blanches , souliers noirs ,chapeau léger, fur son épaule une faulx. Q11le prend pour un Céladon, ou tout au moinspour un Désyveteaux. On s’approche , on salueìln peu, on interroge avec des grâces infinies.Monsieur, voudriez-vous bien me dire à quoil'on cette faulx ? — Madame , c’est pour fau-cher—Vous êtes donc un Paysan? —Oui, Ma-dame. — Juge^ quels yeux de surprise ! — C’estici Clarens?—Vous y voilà. —Auriez-vousconnu J. J. Rousseau ? — Non Madame. — Con- .uoîtriez-VousHéloïse ? — Je l’ai lûe. — Autresyeux de surpris, — Auriez-vous lû Voltaire

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