jj 6 Lettres
auffi? — Oui, Madame. — Puis-je vous demanderce que vous peníez de fun & de l’a^tre? —Que. Voltaire a fait bien du mal à lcn siècle , &que-Rousseau en fera à la postérité (i). Voushochez la tête à ce jugement. Liberté plénière.II s en faut bien que je le trouve équitable ; maisrencontreriez vous en France des Paysans quife renient compte de leurs lectures ? Vousen trouveriez ici qui vous étonneroient da-vantage.
J'ai quitté la côte de Meillerie , & j’ai laiíîé lesrochers qui s’avancent fur le lac. Les campagness’applaniffoient devant moi (2). Un fol fertile areposé mes yeux déchirés par les sillons noirsdu roc escarpé. D Evian à la tour ronde , unecolline bordoit la route , & y répandoit sombreéirailíe d’un plan de châtaigniers; du pied sor-tent les eaux d’a.mphion , dont la qualité est fer-rugineuse. A la rive opposée c’étoient encore lesvignobles. Je n’avois pas pu jouir à Vougydu spectacle du lever du soleil, fur le lac deGenève. J’étois arrivé trop tard à A u bonne, &puis la causerie , cette caujene , qui dissipe en
(1) Le discours du Valaisan , prouve qu’icile Paysan lit,gt juge d’après lui-mêine.
(1) C’est de Meillerie qu’on tire les pierres de maçon-nerie ; c’est de là que nous les tirions cjuand nous bátiflioc.sYersoy,