sur la Suisse. J 4 pV désordre». Vous concevez qu’il y a loin decette peuplade à nos petits Maîtres , qui dans.leurs plaisirs légers , mettent au jour, fans enr ougir, des fruits illégitimes, & qui osent leschanfonner , dans ce qu’on appelle la bonnecompagnie. 11 est vrai qu’ici on fe touche de stprès ; on fe connoît fi bien ; on est st peu nom-breux ; comment le paysan séduiroit-il celle , laseule qui puisse devenir fa femme ? 11 y a st peu àchoisir ! Ici l'imagination va st peu de compagnieavec fÀmour! Amour ici, c’est besoin : auíst lesfemmes font-elles peu aimables, elles font ce queDieu les fit.
Parvenu à la queue du vallon, j ai aperçula ville de Sion , flanquée fur des collines quis’élèvent autour d’elle. Des Châteaux çà &là font fur les hauteurs. Sion est une très-pe-tite ville , mais dont les maisons font bien bâ-ties. Elle est la capitale du Valais. Les Eglisesfont ornées , propres. Les Châteaux qui protè-gent ce Dizain, qui n’a pas plus de dix lieuesde longueur, furent bâtis par l’Evêque , pourfe couvrir contre les entreprises des Ducs deSavoye , qui pendant qu’ils saisissent valoir leursprétentions fur / Genève , ne vouloient pointpermettre que í’Evêque , ou plutôt les Dizainse ussent le droit de donner des loix au bas Va-lais. Une grande montagne borne & arrête la
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