i yo. Lettres
vue au-devant de dette capitale , qui est à pro-prement parler, le milieu des Alpes. L’antiquitéde la ville est très-reculée. Les Valaisans &Sionluttèrent pendant long-tems contre les Romains,furent vaincus , & reconquirent bien vite leurpremière liberté. Cest à l’époque de cette nou-velle conquête , qu ils se constituèrent de lamanière qu’on les voit encore. Ce pays si bornépeut mettre fur pied, dit-on, vingt-cinq millehommes. Je n’en crois rien , parce que lapopulation n’est certainement point à troismille âmes par lieues. Je crois qu’il faut peude monde pour le défendre ; ses montagnesfont ses remparts, & il n est pas facile de s’yétablir.
Le Gouvernement est administré par un Bour- jguemestre, &par un Conseil formé de vingt-qua- |tre personnes , l’Evêque a voix prépondérante,
& dans ce sens il est Souverain ; il fait grâce &prononce fans appel. II y a dessiefs & des Châ-telains , fur lesquels la ville exerce la haute juri-diction , les Députés des Dizains viennent s’as-sembîer dans la ville , & cette Assemblée ré-pond à la Diette générale ; des sept Dizains ouRépubliques constituant la Confédération duValais. L’Evêque préside à la Diette, fous letitre de Comte & Préfet du Palais : comme vousdiriez le Vicaire de f Empire. Cette préférence