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Tome II.
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tentoit de vendre quelques franchises aux villes& de les, encourager.

Dès le douzième siécle , tous les ConseilsMunicipaux croient composés de gentillâtresqui dirigeoient les Bourgeois. La Suisse , qui |par une singularité digne de remarque avoit !conservé ses municipes fous. les Francs & lesBourguignons , se confédéra à son tour, & ob-tint de l’Empire les sanctions nécessaires. Ilseroit superflu que je suivisse cette chaîne. Jevous en ai montré tous les anneaux dans meslettres, depuis le règne d’Albert. Transportez-vo'us en 1315 , après la bataille de Morgarten ,•& voyez éclorre du Traité de Brunnen, de ce jTraité sacré & qui ne fut point écrit, le plande la confédération Helvétique. Ce Traité , de-venu perpétuel , lioit les trois Cantons libéra-teurs (1); c’étoit une copie littérale d’une ligueprojetée en 1291. Peut-être avez-vous fait, auffi-bien que moi, cette réflexion, c’est qu’il est im-possible qu’un Peuple qui parle la même langue,qui fut imbu des mêmes préjugés , nourri desmêmes loix, puisse en brisant ses fers, s’affran-chir de ses préjugés, comme il s’affranchit dela tyrannie. Quelques foins qu’il se donne, sesefforts se réduisent à corriger les loix, dont il

(1) Les Cantons d'Uri, de Sclwitz , d'Undervald.