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Tome II.
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sur la Suisse. isz

des corvées tiès-onéreuíes. On n’y connoît pointdans cet état de liberté , ct libtrum veto cies po-lonais , & qui seul caractérise l’homme libre.C’est toujours la faction qui remporte. Eh !croyez qu’on sent bien à quelle distance on estdéjà de la Liberté. Le Souverain amasse des tré-sors , on s’embarrasse peu de nuire à la circula-tion dans un pays où les espèces font trop rares :on veut être prêt à tout : chaque Canton a le droitde proscrire les monnaies d’un autre, cette pros-cription n’est pas générale, parcs que la plu-part ne sont pas assez riches pour en frappermême de la qualité la plus inférieure. Les louisd’or & les écus de France ont cours dans laSuisse , & il est singulier qu’ils y perdent. Cha-que Canton peut empêcher l’importation & Im-portation des denrées des autres Cantons; ce quin’est qu’un prétexte de vexation, & une occa-sion ménagée pour les petites haines. Si chaqueCanton étoit commerçant, ce droit de prohiberles productions étrangères seroit une sourcecontinuelle de divisions & de guerre. Je l’ai déjàdit, la Suisse doit son repos à son indigence au-tant qu'à les montagnes. La fédération a cepen-dant pourvu à la commodité des transports, letransit des marchandises ou pajft-dthout est tou-jours libre ; elle a également réglé la taxe des

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