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au séjour des plaines. II y contracte une lan-gueur qu’on nomme nojlalgie.
Maintenant rappellez-vous l’anecdote de la \maladie qui obligeoit les Suisses à déserter denos armées fous le règne de Louis XIV. Sousce règne la Physique avoir fait peu de progrès.Alors on attribuoit à l’amour de la patrie , unmal-aise & une désertion qui avoient une au-tre cause. On défendit de jouer devant lesSuisses le ran^ des vaches , cet air familier auxmontagnards. Les regrets qu ils laissoient échap-per au souvenir d’un lieu où ils s’étoient trou-vés íi légers, íì sains, fi robustes, tenoient à desconvenances individuelles. Vous m’entendriezmalíi vous alliez penser que j’attribue uniquementà des causes physiques cet élan sublime del’ame qui la reporte sans cesse vers les lieuxoù l’amitié lui sourit pour la première fois ;où lamour s’offrit à elle fi ingénu , fi chaud,fi tendre ; où elle reçut lùr le sein materneldes caresses íi douces. Je ne prétens pointanéantir une vertu dont mon cœur suppose-roit f existence si elle n’existoit point. Pardon-nez-moi si je continue à vous faire part demes observations : le compas géométrique , jele lens bien, est trop froid & trop déchirant.
La maladie des Suisses pouvoit naître de lavariante dans le poids de la colonne d’air qui