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Tome II.
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sur la Suis se. LOZpèse sar nous. Ce poids est très-léger fur leshautes montagnes ; il double dans les plaines.Le Montagnard ne peut supporter cette sur-charge qui doit nécessairement l’obstruer, em-pêcher la circulation libre des liqueurs , & di-minuer son ressort. « La différence de la hau-» teur du baromètre (dit un Naturaliste Suisse)» au haut d’une montagne de trois milles &» au bas des mines , est de seize à trente ou» trente-deux pouces. Or , seize pieds de mer-» cure pèsent douze cents livres, qui, multi-» pliés par dix pieds, somme de la surface de» l’homme, font douze mille livres d’air qu un» homme porte & soutient sur une montagne» élevée. Doublez ce nombre , ce sera vingt-» quatre mille livres quil supportera dans les» plaines ».

Telle est la véritable cause de la maladiedes Suisses Montagnards, quand ils descendentdans nos plaines. Ils ne trouvent plus ce froidqui empêche une transpiration abondante , &le relâchement de leurs fibres. Ainsi des causesphysiques ont dû produire ces regrets , ce mal-aise qu’on attribuoit à Famour de la patrie. Lesanimaux sont sujets à la même impression. Lesoiseaux des plaines ne peuvent s’élever fur leshautes montagnes, Fair est trop raréfié poureux , la colonne se brise & se dilate fous leurs