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& donnent une iclée de la mer à des Peuplesqui né l’ont vue que fur la Carte. Le lac déConstance , celui de GenèVe , offrent destableaux délicieux , Sc concourrent à Futilitépublique. 11s offrent des ressources bien plusimportantes encore, & qui remplissent l’ob-servateur attentif d’un sentiment de recon-noissance. J’ai vu des bassins ou plutôt delarges cuvettes posées au pied des montagnespour recevoir les eaux des torrens St deneiges, les emprisonner , Sc empêcher les inon-dations Sc les ravages. J’ai vu des réservoirsabondans durant ces époques de l’année où laterre semble desséchée sous les feux du soleil.J’ai vu, dans i’étendue de ces lacs , la sagessede la Nature, qui a su les proportionner auvolume d’eau qu’ils doivent recevoir. Rarementles hommes qui ont entrepris des lacs arti-ficiers ont-ils eu cette justesse géométrique jqu’on n’admire point assez. La Suisse est dé-coupée par une quantité de lacs qui commu-niquent , à peu de distance, de l’un à Fautre,Sc fur lesquels je conseillerois à un Voyageurcurieux de parcourir ce beaux pays. II le verroitsous d’autres aspeéls. II rencontrèrent ces ca-vernes qui semblent taillées exprès pour intro-duire l’air jusques dans le centre des montagnes.Et peut-être seroit-il tenté de croire que la
Nature