SUR LA SuiásË. ÌO9sature* pOur le maintien de Féquilibre* a éta-bli des communications constantes entre la mer ,les rivières & les sources» II verroit que Fair *l’eau, le feu doivent à ces soupiraux leurperpétuelle circulation dans îa terre» II meseroit facile d’étayer cette assertion par despreuves. Si la Suisse, avec toutes les matièresignées qui enfantent les volcans , n’est pointsujette à des explosions, elle le doit à ses caver-nes , & au passage libre de Pair, de Peau & du feu.Traniportez-vous maintenant, par la pensée *dans les Etats de la domination du Grand Sultan,dans PÁsie, en Italie même, vous verrez qu’on^ creuse à grands frais des puits profonds , pourfouterrein donner une issue à Pair ; des chemi-nées larges facilitent une évaporation conf-iante. La Nature a exécuté d’une main plussure dans la Suisse, ce que l’art a entreprisdans d’autres climats avec sagesse, mais avecUn succès moins régulier.
Je ne veux point vous taire que, si la Suisseest à l’abri des volcans , elle na point étépréservée des secousses souterreines. Vous fré-miriez fi j e mettois fous vos yeux la triste chro-nologie des renversemens quelle a éprouvés.Peu d années se sont passées fans émotion ; ellea régulièrement ressenti des tremblemens plus°u moins terribles ; elle a tQujours subi les vi-Tome II. O