SUR £ A S Ú ì S S Ë. %Vf^îâbitans de ce singulier paradis , qui tient aux.Alpes Lépoíitines.
Non loin de cette Contrée , la faulx ne brilledans les mains des faucheurs que dans l’au-îonine ; pendant qu’on fait ks vendanges dansd’autres pays, la faux promène son tranchantfur une herbe amaigrie, & le rateau ne diípa-roît point dans les tas. J’ai vu le faucheur cher-cher en vain un arbre j un buisson pour faireUn repas frugal fous son ombre.
Quelques Alpes fertilisées coupent cette nu-dité ,& trompent le Voyageur , qui croit les re-trouver fur le Grimfel. Ce Mont, semblable aiiTitan Briatée , enchaîne de ses cent bras leshautes sommités , & par des ramifications ner-veuses , montre une famille & une génération;de Glaciers ; il en est revêtu dans toute fa pro-fondeur. Je vous ai dit qu’on ne le franchissoitHue pendant l’été. Sa surface est tissue de ro-chers , dortt les espèces & les couleurs varientcntr’eux. Je n’ai pu m’en convaincre * la neigeCouvroit tout ; mais j’eri ai assez vu auprès du lacdes Morts & au Pas dangereux de Helleblaten *pour n’en pas douter (l). J’ajóuterai à ce que
(i) C’est le passage où le Fermier de Spital m’a portékt f es épaules, & qui est un escalier à pic taillé sur le roc
Pij