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Tome II.
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y dit je vous aime : rien de plus. N’en est-cepas assez ? Un sentiment profond suffit il tientlieu de toutes les grâces du discours. Le pluspetit oiseau en battant de l’aîle, soulève unflocon de neige. Ce n’est que cela ; mais le flo-con hérissé de tubes spongieux , roule , s'atta-che à d’autres, forme un peloton ; ^accélérationde fa chute lui donne des forces; il s’amalgameavec un caillou , il pèse, la résistance doublesa pesanteur, il entraîne le pan qui l’arrêtoit.Dieux! le rocher crie, perd son à plomb, un légerdéplacement fen précipite les neiges, vingt habi-tations ne font plus. Que des maux produits parune si petite cause ! C’est la progression étonnantedé ces chutes perpendiculaires qui a fourni ridéedu fusil & du canon. C’est l’habitant des mon-tagnes qui a forgé ces tubes meurtriers. Celuides plaines n’àuróit jamais pil concevoir lesforces décélération & calculer des effets qui ne.fe devinent point.'L’origine des mines , la.pro-priété du salpêtre , l’explosion de la poudre ,font dûs aux Volcans & aux tremblemens , dontl’Alletnagne & : la : Suisse furent agitées. L’art aimité les V olcans & les mines , en rassemblantîes : mêmes matériaux qui les produisent dansîe ! sein demontagnes. Un Moine allemand afabriqué , dit-on, la poudre. C’est dire que l’in-vention en est due à un homme que l’expérience