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chemin qu’on a à faire, sur le temps qu’ou apour le faire. la fin de l’ordonnance de mar-
che est de pouvoir se' changer tout d’un coup etpar des mouvemens simples en un ordre de ba-taille. •» Toute la science n’est-elle pas en effet dansce peu de mots, bien commentés, bien appli-qués ?
L’ouvrage de Montécuculli est divisé en troisparties :
Dans le premier livre il établit tous les prin-cipes de la guerre ;
Dans le second il les applique en spéculationet en théorie générale à la guerre de l’Autrichecontre les Turcs ;
Le troisième raconte avec beaucoup de détailce qui s’est passé contre les Turcs aux annéesi66î, 1662, i663 et i664, où s’est livrée la cé-lèbre bataille de Saint-Gothard, dont il donne,en qualité d’acteur principal, une intéressanterelation.
Il cite avec approbation la maxime de l’em-pereur Leon qui disoit que deux choses étoientsurtout nécessaires pour le soutien des États, l’a-griculture et la milice; et comme la nécessitéde la première n’a pas besoin d’être démontrée,et que la seconde n’est une nécessité que parles vices de notre nature , il développe ainsi
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