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ses écrits; elle énonce une vérité vulgaire d’unemanière qui ne l’est pas.
« L’ordre est une raison de priorité et de posté-» riorité, une disposition ou situation de chaque»c,hose dans le lieu, la règle et la manière qui» leur convient. De toutes ces choses naissent les» heureux succès ; et du désordre, au contraire,» les malheurs et la confusion. Les histoires,«ajoute-t-il, sont pleines d’exemples, où de très-» grandes armées sans ordre ont été ruinées par»de petites en bon ordre.» Ilseroit assez naturelque cette vérité tant prouvée lût aujourd’hui inu-tile à rappeler; mais on a vu malheureusementà quel point il étoit facile de l’oublier.
Pour appliquer ses idées d’ordre, Monté-cuculli procède à sa formation parles plus petitessubdivisions ; il définit le rang, la file ; il admetle bataillon et l’escadron comme individus tac-tiques ; ces choses, renouvelées des anciens,avoient alors le mérite de la nouveauté.
Ses idées sur la marche n’ont-elles pas le mé-rite d’une portée de vue très-nette et très-longue,puisqu’il prévoit ce qu’on n’a fait que bien long-temps après lui, en organisant les colonnes pa-rallèles?
« Il faut considérer dans la marche, le lieu,
le temps, le soupçon, le dessein. la marche
est bien ordonnée quand elle est réglée sur le