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Tome II.
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rz6 Lettrés'

breux auxquels les Voyageurs font exposésQuelques-uns ont été ensévelis trois jours fousles neiges ; un autre, en voulant pénétrer dansune caverne , a été accueilli par une pierre quiposoit sur son épaule, & fixé dans cette attitudeincroyables, il a vécu trois jours & trois nuits& a été sauvé. Ajoutez à l’idée de terreur, queces malheurs-vous impriment, une secondepensée p jus lumineuse. Voyez qu’il ne peut êtredonné à tous les hommes de supporter la faim,la soif, le froid, & de surmonter les douleurs.Concluez-en que les Suisses font des hommesqu’on ne trouve point ailleurs ; ils font forts &sobres. L’ainour de foi bien entendu , n’est quel’arnour des autres. L’ame étroite , qui s’enclotdans les parois de son corps , n’a point d’amis,A celui qui ne fait point inípiyer famitié, n’apas même de- bons valqts. La sensibilité est unaimant., elle attire à nous les hommes & nousattache à eux ; elle nous a fait bientôt une .farmille au milieu d’une région étrangère. Elle nousrend intéressans à tout le monde, & nous intéresseà tous. Les bienfaits, les fer,vices, font une mon-noie que -le fenpqient frappe à un coin inalté-rable, & il est rare que cette monnoie ne doublede valeur.. Qn dit que pour être bien sensible,il faut avoir connu le malheur. Je serois tentéde croît eù cet axiome, quand je vois les Suisses

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