sur l a Suisse. 137fi empressés à accourir à la voix de l’hommequi pâtit. 11s font environnés de dangers, &ils font prompts à donner le secours qu’ils vou-droient recevoir avec la même promptitude,L’amour de foi les rends attentifs au bonheurdes autres. II n’en est pas un qui ne s’éveille au crid’un Voyageur, qui ne forte de son lit & ne s’ex-pose à la mort, pour sauver un homme. Rienne vous prouve fi bien cette sollicitude , queles Hospices quils ont placés dans les endroitsdangereux, jufqu’aux limites où on est con-traint de rétrograder. On attribue ces éta-blissemens aux Romains. Et on a raison. C’é-toient des Républicains. Nulle constitution neprotège fi chaudement Cindividualité que la cons-titution Républicaine. Le peuple est tout pourelle. Elle met sa grandeur dans le bonheur desCitoyens, fa noblesse dans les bonnes mœurs.II n’en est pas de même dans les Monarchies."On y est moins occupé du peuple, parce qu’ona d’autres classes à protéger. Rome étoit con-quérante : elle ne bâtissait point des forts , nides citadelles. Les montagnes l’en avoit dispen-sée. Mais il falloit garder les défilés. On pofoitpar-tout des corps-de-garde & des signaux. Lescalîìnes militaires donnèrent l’idée des hospicesque la Suisse a conservé ; elle a égalementmaintenu l’usage peu dispendieux des signaux.
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