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En France, sur trente millions de population,la même proportion , les mêmes procédés derecrutement produiraient plus de six cents millesoldats.
Si Frédéric avoit eu dans sa main une tellearmée, il lui aurait donné sans doute d’au Iresformations, d’autres lois, d’autres manoeuvres,il lui aurait inspiré un autre genre d’espriemi-litaire, un mérite plus décisif que celui d’un feusupérieur de mousqueterie , il aurait organisépour elle des moyens d’une attaque plus vive,plus prompte, plus directe.
Lloyd fait de l’armée prussienne un portraitaffreux; il la présente comme un ramas d’étran-gers, tous de pays, mœurs, religions, coutumeset caractères différons, n’ayant d’ensemble quepar les liens d’une discipline atroce. Il y a del’exagération et de l’amertume dans ce lan-gage.
Dans l’infanterie seulement il pouvoit y avoirun tiers d’étrangers; on en admettoit très-peudans les troupes à cheval et dans l’artillerie.
Les cuirassiers et les dragons dévoient être filsde cultivateurs propriétaires; on leur corifioitleur cheval quand ils alloient en congé, on lesforçoit même, par économie, à le prendre, et°n ne ne craignoit pas qu’ils l’emmenassent ni