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Tome deuxième.
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dans cette infériorité respective des corps, ilresteroit toujours l’égalité entre les individus.

Voyons quels étoient le recrutement et lacomposition de celte armée dont nous venonsd’observer la formation et l’ordonnance habi-tuelle.

Quand Frédéric disoit ces paroles si souventrépétées et auxquelles l’Europe a été attentive :«Si j’étois Roi de france, je voudrais qu’il ne se» tirât pas un coup de canon en Europe sans ma» permission,» ce langage répondoit,sans doute,chez lui à plus d’une idée.

Parmi celles qui se présentoient à son esprit,entrait vraisemblablement la facilité d’avoir danscette hypothèse une armée toute nationale aveclaquelle il imaginoit que tout lui aurait été pos-sible.

En effet, si l’on avoit appliqué alors à la Francele système de recrutement qui s’exerçoit, enPrusse, sur les nationaux, il aurait pu s’adoucirinfiniment et produire encore de puissantesarmées.

En Prusse, moins de six millions d’habitansfournissoient plus de cent trente mille hommespour une armée qui, avec les étrangers, étoit,comme nous l’avons dit, d’environ deux centsmille soldats.