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l’imaginer, soit qu’on se le représente vide auindien, comme il a été vraisemblablement dans lesarmées consulaires, soit qu’on le suppose à peuprès plein comme il a dû résulter de la forma-tion d’Adrien et d’Alexandre - Sévère ; tantôt ilsréalisent et surpassent tous les avantages dedensité, de résistance compacte et d’agilité descolonnes inventées par Folard et Ménil-Durandet les avantages même de la phalange, quandelle faisoit face sur tous les côtés du quarré longde son ordonnance. On peut dire que l’Egypterévéla à notre infanterie tout le secret de sa force.
Cette expédition a donné aussi sur la cavaleriedes idées plus saines que les troupes à chevalde l’Europe n’en pouvoient suggérer; on s’yest convaincu de tout ce qu’un cheval, dresséavec soin et sans vains ménagemens, peut parve-nir à faire et à porter.
Enfin, la guerre d’Egypte a instruit les troupesà se passer de boissons fermentées, qui parais-sent, en Europe, nécessaires pour leur faire sup-porter les fatigues de la guerre, à préparer leurssubsistances et à s’accoutumer à toutes sortes denourriture, à porter pour plusieurs jôurs de vi-vres , à résister à l’influence des climats brûlans,Il est remarquable que la nostalgie, qui travaillesi facilement le soldat français, n’a pas fait deravages dans une armée à qui tout sembloit de-