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voir faire regretter le climat et les habitudes dela patrie dont elle pouvoit se croire séparée pourtoujours. L’armée, qui est revenue de cetteexpédition, auroit pu, dans sa fusion avec les au-tres, leur laisser plusieurs traditions utiles, si lafaulx de la guerre qui décimoit nos soldats, se fûtun moment reposée.
§XI.
Campagnes de Marengo j Campagnes subsé-quentes.
La campagne de Marengo fut la suite d’uneconstitution de guerre calquée sur celle de lapremière expédition d’Italie. Les deux arméesd’Italie et d’Allemagne furent, comme au tempsde cette première expédition, deux sections de lamême armée, manœuvrant d’après un grandplan et une vaste échelle autour du pivot desAlpes et sur les fleuves qui en descendent. Uneguerre si bien constituée ne pouvoit pas êtrelongue, pour peu que la fortune secondât nosdispositions. Les souvenirs et les leçons de l’E-gypte ne furent pas inutiles dans les plaines deMarengo, ni sous le rapport de la résistance quepeut faire l’infanterie, ni principalement souscelui de l’effet décisif que peut produire surune masse d’infanterie légèrement entr'ouverte
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