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Tome II.
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^74 Lettres

Commerce, qui est le soutien & f-apprécîà- 3 ,teur de l’Agriculture; elle est la sœur aînée dotCommerce, qui lui a rendu à son tour deséchanges précieux.

Je dirai donc que la Suisse ressemble à toutesles puissances : elle est ce que le fol lui permetd’être; elle est obligée d’être ce qu’elle est.Hâtez-vous de rejeter ces Livres déclamateurs,qui prétendent qu’il est possible de neutraliserun Peuple placé au milieu de quatre Etats,comme on naturalise des sels. Tous les paysfont mutuellement tributaires ; le plus riche sou-doie le plus indigent : celui qui, est commer-çant, encourage rAgriculteur. Toutes les Nationsconcourent à l’harmonie totale. L’une arrive plusvîte, l’autre plus lentement; l’une donne moins,l’autre reçoit plus , toutes vendent , toutesachettent. La parité s’établit insensiblement. Laplus à plaindre seroit celle qui vendroit peu,& achetteroit beaucoup : elle seroit la débi-trice des autres Puissances, & ne tarderoit pointà devenir une de leurs Provinces. Celle-ci abesoin de Loix somptuaires ; mais ces Loíxdoivent être dispensées avec sobriété On nepeut se dissimuler quelles ne tiennent l’indi-vidu dans un état de gêne. Le supplice deTantale se renouvelle pour lui. II est rare quedes émigrations ne le dérobent à ce joug, &

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