sur t A Suisse. Ì73tare êncoíe que ceux qui restent n’en murmu-rent. J’ai presque toujours observé rinsuffisancéde pareilles Loix, quand un peu d’aifance apermis de les enfreindre; J’ai vu qu’on est sobrepar-tout quand la néceíîité le commande. Lesmœurs, dit-on , plus douces que les Loix mène-roient a u même but : ce ri’est que substituer urtmot à l’autre , & ne rien prouver. Les mœursfont, comme les Loix, filles de la nécessité. Unpeuple ne respecte que celles qu’il est nécessai-rement obligé de respecter.
La Suisse vient à mon secours; elle prouveraaussi qu’un Peuple qui n est pas isolé, qui, par lanature de son sol, doit-être industrieux, est néces-sairement dépendant de ceux qui achettent sesdenrées 011 qui payent samain d’œijvre. Vous ver-rez que l’opinion varie comme les mœurs, & quelà où le Canton est populaire, & il est popu-laire parce qu’il est agriculteur, on y a con-tracté un goût de simplicité qui flatte. Le Pâtre,le Citoyen sont parés à peu de frais; les mœurstiennent à cette simplicité de parure ; la tempé-rance s’y établit fans effort; la paysanne nese croit pas moins aimable, ni moins aimantet[ue dans le Canton de Berne, où la toiletté3 des grâces plus recherchées. Vous verrez dansles Cantons riches, à Basse par exemple, l’A-Sriculteur moins honoré ; le Négociant formeTome IL S