sur la Suisse. 289esclaves , des affranchis constituèrent la force deses armées. L’opinion varia fur ces formations ;& suivant ses caprices, il fut honteux ou honora-ble de servir dans la cavalerie ou dans l’infanterie.
Les Athéniens, fatigués de combats, préférè-rent de briller parles Arts & par les Fêtes. LePélo-ponèfe assemblé venoit applaudira leursNauma-chies, à leurs Olympiades. On venoit apprendre àsavoir aimer & honorer les femmes. On ouvroitdes Ecoles d’atticiíme & de volupté. Les Dan-seurs, les Musiciens, les Comédiens, les Ecuyers,les Femmes publiques, les Statuaires & les Pein-tres tenoient lieu à Athènes, de Fabriques &de Commerce. L’argent arrivoit par ces canauxavec la même abondance qu’à Madrid fur sesGalions. On alloit chez les Perses pour fe for-mer une idée du luxe de la table & de lapompe des festins. En France, je fais bien qu’ony vient chercher tout ce qu’Athènes, la Perse,Rome réuniífoient, & jamais les Dames grec-ques n’ont eu les grâces , le goût exquisdes Damgs françoifes. Montesquieu leur a renducet hommage ; ce grand Ecrivain craignoitqu’en les gênant, qu’en arrêtant les variationsdes modes , la Nation n’altérât son amabi-lité. Je pense comme lui. Enfin le luxe n’estrien. Le peuple , qui n’est pas toujours obligéde veiller fur fa conservation , imagine des plai-Tome II. T