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Tome II.
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sur l a Suisse. 297da Soleil ou au quartier de la Lune. On attend lesuccès d’un pèlerinage à Sàint - Biaise, ou àNotre-Dame-des-Anges ; des Charlatans passentdans les vallées, & trouvent un débit prodi-gieux de leurs pilules. C’est là que les Empiri-ques italiens font volontiers des essais, avant quede pénétrer dans la Souabe & dans les Electo-rats, non moins crédules, non moins supersti-tieux. Des paysans, nommés Mages, conduitspar leur étoile, vont dans les campagnes , s’é-rigent en Médecins, suivent les maladies, &opèrent avec l’attirail des prières, des astres& de la magie. Pourquoi tolère-t-on ce char-latanisme ? C’est que le Magistrat est à son tourné crédule , ou bien il n’a pas le droit de ban-nir un Citoyen qui est le Mage du lieu , dont lavie est exemplaire; qui est Médecin fans rece-voir d’honoraire, & qu’on respecte. Ainsi prendracine un préjugé destructeur.

Les Hôpitaux ne sont point assez multipliés.Le Magistrat, fous la tutelle de qui ces hospicess’éléveroient, pourroit veiller fur la sage dis-tribution des remèdes, & fur la méthode destraitemens. Mais le Suisse n’est point assez pauvrepour en être réduit au secours de la pitié. IIne va point manger le pain de l'aumône, ni selivrer à la merci publique. Ne Croyez pointque sa répugnance à se tendre dans les Hôpi-