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Tome II.
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vent excéder cinq florins ; autrement ils en fontresponsables. Cette peine donne des bornes àleur pouvoir, qui est très-étendu.

Nul ne mènera pâturer son bétail sur sonchamp, que la récolte des autres pièces cir-convoifines ne soit faite.

Le bétail qui se perd, après six semaines ,appartient au seigneur du lieu. Cet article nese trouve point dans les Cantons populaires,où il n’y a point de seigneur.

Celui qui refusera de montrer le chemin auxpaffans fera condamné à une amende de cinqflorins. On ne trouve en effet nulle part, unfoin plus scrupuleux à mettre le Voyageur surla route. Femmes, enfans, chacun court; mêmeà pieds nus.

Les biens de ceux qui s’absentent du payspour mèches, font confisqués ; mais cet articleest laissé à la prudence du Juge. Pendant monséjour à Berne, il étoit question de confisquer lapropriété d’un citoyen riche, qui s’étoit absentédu Canton , accompagné d’une femme aveclaquelle il vivoit en adultère. Le Souverain tem-porisait; & je ne crois pas que le jugement aitété rendu. Combien de personnes trouverontcette Loi trop dure! Elle annonce un Peupleami des bonnes mœurs. Les bâtards n héritentpoint. Cette proscription est universelle. II ne