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Tome II.
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suìl là Suisse. 3ÔÇmaisons. Cette Loi, trop favorable pour les Natio-naux , prouve du moins que le bétail est dépremière nécessité pour les Agriculteurs , & quele Souverain veut que l’habítant soit heureuxen jouissant de tous les bénéfices possibles. II <veut qu il possède des propriétés. Cette loi nuità-la population & même à la richesse. Elle sup-pose qu’on peut fe passer de l’Étranger, & qu onest peu jaloux de l’aîtirer. J’ai vu toutefois enFrance, la même prérogative conservée aux habi-tans. Le marché s’ouvre pour le Bourgeois uneheure avant celle destinée aux Marchands & auxEtrangers.

Le retrait lignager a lieu jusqu’au troisièmedegré, & on retrait aussi • par droit de fiefs..

Les servantes font obligées de servir le temspromis, ou Tannée ; & si les maîtres les congé-dient, ils leur payent le salaire de toute Tan-née : la servante ne peut pas pendant un an servirdans la paroisse du maître qu’elle a quitté.Cette espèce de ban est observé même en France ,dans quelques confréries de métiers: Ainsi ladomesticité y est adoucie & protégée, Les lar-rons domestiques font punis par la privation deleur gagés. On n’a rien prononcé de plus grave ;le Juge peut les punir suivant l’exigence du-délit.

Les amendes proncées par les Baillis 11e peu-Tome IL V