s u ît la Suisse. z LA
Historien, futpoursuìviparla jufiice divine , en fuitede l'acl.on inique £ avoir eu sa part de la confiscation,des biens de Jacques Cœur , dont il avoit été le Juge .
Les Légistes les plus sages ont soutenu que laconfiscation ne devoit s’étendre qu’à féquivalentdes frais. Ils ont eu raison, Féquité paroît leuravoir inspiré Cette décision. Bodin ( dans fa Répu-blique , liv. V. ch. 3 ) disoit qu il ne faudroit dumoins confisquer que les acquêts. Mais il ditque ce feroit trop encore; car au-delà dés fraistoute perception devient illicite-,
Vous voyez combien la Suisse est sage, &combien son Code criminel est doux 1 c’est pafde semblables rapprochemens qu’on fait l’éloged’une Nation. II est rare de voir dans les Répu-bliques des loix dictées par la fantaisie d’un maî-tre , & souvent par un favori. Auguste jaloux,met l’adultère fur la liste des crimes d’Etat ;il trompe son favori Mécénas, dont il séduitla femme : cependant l’adultère est poursuivi ,malheur ait coupable I Mais pour vous don-ner un exemple de la bizarrerie des motifs quiont souvent inspiré les loix, je vous citerai desfaits plus .voisins de vous, pris dans notreHistoire. Sans doute 1 édit des mariages quidéclare nuls ceux qui font contractés par lesenfans de famille fans le Consentement de leurspaïens , a produit quelque bien , en confèr-es