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bons Rois : mala causa fij'cisub bonoprincipe. Justi-nien , qui avoir tant de vices & de foiblesses ,íì intolérant, ferma le fisc, & limita la confis-cation au crime de lèze-Majesté.
Le monde n’a point gagné en vieillisïant. L’Ern-pire Romain fut détruit ; mais fur ses ruines Re-levèrent des fourmillières de tyrans. La féoda-lité introduisit des abus inouis. Les Seigneursépuisèrent leur génie à inventer des exactions.On tira parti des justices, on fe fit un revenudes amendes, du crime, des condamnations. Ourançonnoit les Marchands forains; on établistsoit des péages fur les rivières , fur les che-mins , aux portes des villes ; on exigeoit desaubaines ; on confisquent les successions desbâtards ; on ctéoit les déshérences ; on profitoitdes naufrages fur les côtes; enfin, on prenoit lapremière nuit des noces, & l’encens à la messe.
La France a, pendant long-tems, été cou-verte de cette rouille féodale. Mais pendantlong-tems la Nation conserva le préjugé qui dif-famoiti celui qui recevoit en don les confisca-tions; caries Souverains ne les prennent point,ils les donnent : ainfi fut abandonné l’héritagedu Duc de Montmorenci, décapité à Toulouse,ainsi furent dispersés , fous Charles IX ,Henri III, Louis XIII & Louis XIV, les biensdes PrOtestans. Antoine de Chabannes , dit un