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Tome II.
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sur u Suisse. - 333

pìétetnent, mais avec urbanité , quoiqu’avecbeaucoup de vigilance & de scrupule.

Une cohorte assez mal vêtue , dont la mineest assez équivoque, s’acquittoit de ce devoirque j’étois bien éloigné de ne pas trouvernécessaire. La contrebande est un crime biengrand, nul sujet n’a le droit de s’exempter del’impôt , je me ressouvenois du beau sermondaps lequel Mascaron damne les contrebandiers :on prenoit un foin affectueux de m’en faire unedémonstration-pratique. Tout ayant été remisen bon état, un signe suivi dune salutation aété le mot du laijfci pajjer. J’ai rendu le salut &gardé mon écu qui m’auroit dispensé de la lon-gueur de la visite, dont j’ai voulu me pro-curer le plaisir.

Les Paysans de Goupy n’ont point manquéde m’inviter à voir la perte du Rhône. Je fuisdescendu dans les Terres qui s’élèvent fur sonlit en amphithéâtre : c’étoit en hiver, seau n'é-toit point abondante , je pouvois juger duvolume de Fentonnoir par où le Rhône descendsous le roc & disparoît. Des Commis aux Fermes ,blotis fous une hutte, à la guette des contre-bandiers, m’ont offert leurs services & m’oet mon-tré toutes les différentes traces des débordemens,les dégradations que le Rhône cause annuel-lement au rocher dans lequel il creuse son lit.