Zz6 Lèïtrès
misérables du Rhône* Ces frontières arideS s'’eîi*richiroient, le commerce, rendu facile, auroitbientôt multiplié les Colons. Comment le voi-sinage de Genève , de Lyon , & celui de l’Italien’ont ils point encore inspiré le Gouvernement,ou nos Capitalistes ? Ce canal élargi à peu defrais avec de la poudre, nous consoleroit de la find’un phénomène qui n’amuse que les sots.
Vous me direz sans doute que je n’ai pointdans ce moment la tête poétique. Ce n’est pasainfi que les Anciens ont parlé du fleuve Alphée ;ce fleuve amoureux sortoit de ses souterrainspour rouler ses eaux bouillonantes fur le sein dela froide Aréthuse. 11 venoit, amant fidèle &généreux, enrichir la modeste source de sonamante, & lui faire un nom célèbre. Je ne vousdirai point que si le Rhône difparoît & fuitla lumière du jour, c’est qu’il a juré une haineimplacable à Thétis, & qu’il craint de portertrop vite le tribut de ses eaux au Dieu de la Mer.La Poésie grecque savoit tout embellir , don-ner à tous les êtres inanimés, une ame, unevie, des formes riantes & de belles couleurs.Elle peignoir tous les objets avec grâce & sen-sibilité. Mais elle n’en étoit pas plus instructive.Les Latins furent des Physiciens moins médio-cres. Sénèque (i) a voulu expliquer comment
( i ) Dans ses queítions naturelles, ch. rs, liv. i.
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