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le café Bai'Jety , ouvert par une porte intérieure suri’escaiier de service; iï se compose, en outre, d’un cou-loir qui conduit du boufevart à l’escalier et à ia cour,dans laquelle on descend par plusieurs marches. Cettecour communique, au moyen d’une porte qui ne fermequ’à i’aide d’une courroie, avec une autre cour plusparticulièrement destinée au service de ia partie de iamaison située rue des Fossés-du-Tempie. On remarqueà droite, en entrant dans cette cour, une terrasse quiforme îe toit d’une écurie. II est facile d’escaiader cetteterrasse à i’aide de constructions qui y sont adossées, etqui dépendent de ia maison n° 50. Ces détails topogra-phiques sont nécessaires pour i’inteiligence de ce qui suit 1 .
Tous les appartements de ia maison n° 50 furentenvahis et visités, précaution indispensablement com-mandée par les circonstances ; mais les objets plus oumoins suspects qui y furent saisis furent dépïacés ettransportés d’un lieu dans un autre. Des agents de sû-reté, des officiers de paix qui recherchaient ies auteursdu crime, furent arrêtés, maltraités, confondus etdétenus avec ceux-ci. Toutefois la trace sanglante deces derniers ne fut pas perdue; eiie conduisit à ia fe-nêtre de ia cuisine de l’appartement du troisième étage.
Ainsi que nous l’avons indiqué, une écheiïe servaithabituellement de moyen de communication entre cettecuisine et son grenier. Cette échelle était, en ce moment,couchée en travers et engagée dans i’embrasure de iafenêtre de cette pièce, qui s’ouvre sur ie toit du café desMille-Colonnes : ies ventaux de cette fenêtre, qui étaitouverte, retenaient encore au besoin l’échelle, à laquellese rattachait une double corde pendante sur ie toit.] d’appui de ia fenêtre était taché d’un sang fraîchement
1 Voir les plans annexes à ce rapport.