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police survint, le fugitif fut arrête 1 et conduit au postedu Château-d’eau 2 . De toutes parts on l’assaillit dans samarche 3 . L’horreùr qu’avait inspirée le crime dont onïe supposait l’auteur exaspérait toutes ies âmes : sa viedut être laborieusement défendue par ces mêmes bravesgardes nationaux dont ie sang venait d’être répanduavec tant d’inhumanité et de dédain.
Mais quel était cet homme? habitait-il îa maisond’oii ii s’évadait? était-il dans ia chambre à l’instantoù l’attentat avait été commis? Y était-il seul? Etait-celui qui avait commis i’attentat, ou avait-il seulementaidé à ie commettre? Lors même qu’il eût été seulen ce moment fatai, n’avait-il pas des complices?Personne ne i’avait-ii aidé ou assisté, avec connaissancede cause, dans les faits qui avaient préparé ou faci-lité ï’exécution du crime? Personne ne lui avait-iiprocuré ies armes, ies instruments, ou tout autremoyen ayant servi à faction, en sachant qu’ils de-vaient y servir? Personne enfin ne i’avait-il provoquéà cet attentat, ou ne lui avait-ii donné des instructionspour ie commettre? Et s’il avait des complices, quelsétaient-iïs ? Quei motif avait pu déterminer ies auteursd’un si grand forfait à s’en rendre coupables?
La tâche de i’autorité judiciaire était désormais derésoudre ces importantes questions, mais à dater dece moment ce n’était plus du hasard qu’eiie allaittenir ses informations. Disposant de tous ies moyensque la loi met au pouvoir des magistrats, il faiiaitprocéder avec méthode, constater ies traces matériellesdes faits, recueillir tous ies renseignements, rechercher
1 Déposition Je Veyssier, 6 août
* Déposition de Lefebvre, 1" août. . ...
5 Déposition de Levy, 28 juillet; déposition de Moulin, 28 juillet.