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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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police survint, le fugitif fut arrête 1 et conduit au postedu Château-deau 2 . De toutes parts on lassaillit dans samarche 3 . Lhorreùr quavait inspirée le crime dont onïe supposait lauteur exaspérait toutes ies âmes : sa viedut être laborieusement défendue par ces mêmes bravesgardes nationaux dont ie sang venait dêtre répanduavec tant dinhumanité et de dédain.

Mais quel était cet homme? habitait-il îa maisondoii ii sévadait? était-il dans ia chambre à linstant lattentat avait été commis? Y était-il seul? Etait-celui qui avait commis iattentat, ou avait-il seulementaidé à ie commettre? Lors même quil eût été seulen ce moment fatai, navait-il pas des complices?Personne ne iavait-ii aidé ou assisté, avec connaissancede cause, dans les faits qui avaient préparé ou faci-lité ïexécution du crime? Personne ne lui avait-iiprocuré ies armes, ies instruments, ou tout autremoyen ayant servi à faction, en sachant quils de-vaient y servir? Personne enfin ne iavait-il provoquéà cet attentat, ou ne lui avait-ii donné des instructionspour ie commettre? Et sil avait des complices, quelsétaient-iïs ? Quei motif avait pu déterminer ies auteursdun si grand forfait à sen rendre coupables?

La tâche de iautorité judiciaire était désormais derésoudre ces importantes questions, mais à dater dece moment ce nétait plus du hasard queiie allaittenir ses informations. Disposant de tous ies moyensque la loi met au pouvoir des magistrats, il faiiaitprocéder avec méthode, constater ies traces matériellesdes faits, recueillir tous ies renseignements, rechercher

1 Déposition Je Veyssier, 6 août

* Déposition de Lefebvre, 1" août. . ...

5 Déposition de Levy, 28 juillet; déposition de Moulin, 28 juillet.