Buch 
Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
Seite
24
JPEG-Download
 

(24) .

de cinq francs ,. et un franc six sous trois liards, enmenues pièces de monnaie î un couteau à plusieurslames : de ia poudre à tirer fine, enveloppée, dans dupapier, et pouvant équivaloir à la valeur de quatrecartouches. Interpellé pour quel usage il réservait cettepoudre? Pour la gloire sont les seuls mots quisortent de sa bouche h Son esprit était assez présentpour quil trouvât le moyen de dérober à tous lesregards un poignard dont il était armé et de sen dé-barrasser, en le jetant furtivement sous ie lit de campdu violon du poste du Cludeau-dcau, il a été re-trouvé longtemps après.

Une heure ne sétait pais écoulée, à peine avait-onpu relever et compter les victimes; malgré iefiiayanterapidité avec laquelle circulent les nouvelles désastreuses,une grande partie de la population de Paris ignoraitencore quun épouvantable attentat venait densanglantercette grande cité, et Girard subissait déjà son premierinterrogatoire. II est utile de mettre sous vos yeux lespremières paroles quil prononça en ce moment solennel. commence ia série de ces aveux, dabord si incom-plets , dont ihsd défendit et se préserva pendant si long-temps avec tant dastuce et de dissimulation, et quil afini par développer dune manière si explicite et si dé-taillée. On lavait ramené dans la maison n° 50 du bou-levart du Temple, au premier étage : il put dire sonnom, sa demeuré, sa profession de mécanicien. On luidemande : Combien étiez-vous? à plusieurs reprises, illève un seul doigt. Quand avez-vous commencé cettemachine? II montre deux, trois, quatre, cinq doigts.Est-ce des jours ou des semaines? II répond : cinq se-

Pe'position de Bretagne, 30 septembre. Idem de Thierry, 30 septembre.