( 25 )
vnaines. — Qui vous avait donné cette idée-là? -— Moi-même .— Qui vous a commandé cet attentat? En se frap-pant sur la poitrine, ii répète : Moi-même. — Vouliez-vous tuer le Roi? Ii fait un signe affirmatif et tombedans un état de faiblesse qui ne lui permet plus de ré-pondre, même par signes, aux questions qui iui sontadressées.
Le temps était précieux, d’une minute à i’autre l’étatdu blessé pouvait empirer et rendre youte instructionimpossible. Cependant le salut de l’État, ia justice etfa paix pubiique étaient intéressés à ce que ia vé-rité fût mise en tout son jour, non pas seulementpour rétablir l’ordre par ia punition des coupables,mais pour calmer cette fermentation sourde, suite iné-vitable d’un grand crime qui menace ia société toutentière dans l’auguste personne de son chef, dans songouvernement, dans ses institutions et dans ses lois,et dont chacun, selon ses sympathies ou ses dissenti-ments, rattache involontairement les causes aux ma-chinations secrètes et aux pernicieux complots de di-verses factions politiques.
Le même jour, vers les six heures du soir, après quef’incuipé eût été transféré dans les prisons de la Con-ciergerie , ii fut interrogé de nouveau. Il ne put ré-pondre que par signes et par écrit. Il avoua, par signes,
avait établi une machine composée de plusieursfusils. II répéta de la même manière qu’elle était di-dgée contre la personne du Roi. Sommé à plusieursreprises de désigner les instigateurs de son crime, ilrefusa obstinément de s’expliquer à ce sujet. Il assura,Par un signe affirmatif, qu’il avait mis le feu à la ma-chine; par d’autres, il exprima qu’il était seul dans sachambre, que c’était lui qui tenait la jalousie pendant
RAPPORT. I, 4