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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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était mieux, il parlait librement : il déclara quil senommait Joseph-François Girard, et non plus Jacques ;quil était âgé de 39 ans, mécanicien de profession, etquil demeurait à Paris, boulevart du Temple, n° 50.Le juge lui ayant représenté lénormité de soncrime, Girard sécria : Je suis un malheureux! je

suis un misérable je ne puis rien espérer! .

je puis rendre service........ nous verrons . jai du

regret de lavoir fait! M. le Garde des sceaux étaitprésent, et joignit ses exhortations à celles du juge,pour engager le prévenu à dire toute la vérité. Le pré-venu ne répondit à ces interpellations diverses et mul-tipliées que par ces paroles entrecoupées, et par dautres

semblables: Jarrêterai peut-être quelque chose . je

ne nommerai personne . je ne vendrai personne .

mon crime a été plus fort que ma t'aison...,. Comme onlui demanda si les publications politiques, si les jour-naux navaient pas contribué à égarer son esprit et àlexciter au crime, il répondit dabord : pas trop. Parréflexion il ajouta : oui. Ensuite il dit avoir été fanatisé.H parla des événements de la rue Transnonain et deceux de Lyon.

La Cour des Pairs ayant été saisie de laffaire, lin-terrogatoire de Girard ne fut plus repris que parM. le Président.

H était maintenant certain que Girard habitait lamaison doii il sétait évadé, et quil était dans lachambre se trouvait la machine au moment ou lat-tentat avait été commis; mais les premiers éléments dela procédure autorisaient-ils a penser que Girard étaitseul dans cette chambre, et quil avait commis le crimesans lassistance actuelle daucun autre ?