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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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Le témoignage spontané dun homme digne de foisemblait établir le contraire; dautres témoins affir-maient avoir vu deux hommes se glisser le long 1 de lacorde qui avait servi à lévasion de Girard. On parlaitdun second individu aperçu sur le toit par lequel Girardavait passé : dun plus grand nombre encore qui, aumoment de lexplosion, se seraient échappés dans la ruedes Fossés-du-Temple par la porte de la maison n° 39,laquelle, comme vous savez déjà, est jointe à la mai-son n° 50 du boulevart du Temple et peut communi-quer avec elle. On pariait encore de plusieurs per-sonnes qui sétaient sauvées en escaladant la clôture dedivers chantiers de bois à brûler situés dans la mômedirection ; enfin dun homme blessé à la cuisse, qui étaitailé se faire mystérieusement panser dans la rue desFossés-du-Temple, quon avait ensuite porté à lhôpi-tal Saint-Louis et qui avait donné une fausse adresse.

Ces indices méritaient attention et commandaient desrecherches appr ofondies : nous vous devons un détailcirconstancié de leur résultat.

Le 28 juillet, au moment le Roi arrivait sur leboulevart du Temple, le sieur Martin, entrepreneurde bâtiments, venait de lextrémité de la rue Chariot il avait déjeuné chez le traiteur Bonvalet, et sedirigeait vers le Jardin Turc. Quand il se trouva surle boulevart, en face de la maison n° 50, il se souvintquun peintre en décors, nommé Beaudon, quil em-ployait quelquefois, y était logé, et il fut assailli dundésir vague daller lui demander une place à la fenêtrede son escalier qui donnait sur le boulevart, afin devoir plus commodément passer la revue.

Pour y parvenir, il pria un garde national, de ceux