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points, le sieur Martin a pu voir les canons de fusilsbraques à la fenêtre de Girard, si la jalousie étaitlevée.
Le sieur Martin a renouvelé' le 2 6 août sa déclarationdevant M. le Président. Confronté avec les inculpés ar-r °tes, il a cru, sans pouvoir néanmoins l’affirmer, re-connaître Girard pour le plus petit des trois hommes^uif avait vus, et notamment pour celui qui avait fatête nue.
Cependant rien n’est venu à l’appui d’un témoignage^i positif. S’il paraît à peu près certain qu’il a été saisideux chapeaux gris dans l’appartement de Girard , l’undes deux, celui qui a été recueilli au pied de la ma-chine, en très-mauvais état, est incontestablement lechapeau de Girard qui s’est sauvé la tête nue, et quehon sait avoir eu en sa possession un chapeau gris etUn chapeau noir 1 . II a déclaré plus tard qu’au mo-ment où il mit le feu à la machine, il avait sur la têteun chapeau gris, dont l’intérieur était vert foncé etvert clair; il a reconnu le chapeau saisi dans sachambre et déchiré dans sa partie antérieure pour ce-hii que l’explosion avait sans doute violemment arra-ché de son front. Quant au second chapeau, les unsaffirment qu’il a été vu d’abord dans la chambre oùétait, la machine, d’autres, dans la cuisine, un troisième( l u? iï était dans une armoire, un quatrième qu’il étaitsu r l’appui de la fenêtre de l’antichambre; et cette in-certitude sur le lieu où il aurait été trouvé rend moinscertaine sa présence dans l’appartement de Girard f aumoment de l’attentat, et par conséquent moins con-cluante sa saisie sur les lieux; d’autant plus que lescontradictions des témoins peuvent être expliquées par
1 Interrogatoire de Fi&schi, 3 1 septembre.