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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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points, le sieur Martin a pu voir les canons de fusilsbraques à la fenêtre de Girard, si la jalousie étaitlevée.

Le sieur Martin a renouvelé' le 2 6 août sa déclarationdevant M. le Président. Confronté avec les inculpés ar-r °tes, il a cru, sans pouvoir néanmoins laffirmer, re-connaître Girard pour le plus petit des trois hommes^uif avait vus, et notamment pour celui qui avait fatête nue.

Cependant rien nest venu à lappui dun témoignage^i positif. Sil paraît à peu près certain quil a été saisideux chapeaux gris dans lappartement de Girard , lundes deux, celui qui a été recueilli au pied de la ma-chine, en très-mauvais état, est incontestablement lechapeau de Girard qui sest sauvé la tête nue, et quehon sait avoir eu en sa possession un chapeau gris etUn chapeau noir 1 . II a déclaré plus tard quau mo-ment il mit le feu à la machine, il avait sur la têteun chapeau gris, dont lintérieur était vert foncé etvert clair; il a reconnu le chapeau saisi dans sachambre et déchiré dans sa partie antérieure pour ce-hii que lexplosion avait sans doute violemment arra-ché de son front. Quant au second chapeau, les unsaffirment quil a été vu dabord dans la chambreétait, la machine, dautres, dans la cuisine, un troisième( l u? était dans une armoire, un quatrième quil étaitsu r lappui de la fenêtre de lantichambre; et cette in-certitude sur le lieu il aurait été trouvé rend moinscertaine sa présence dans lappartement de Girard f aumoment de lattentat, et par conséquent moins con-cluante sa saisie sur les lieux; dautant plus que lescontradictions des témoins peuvent être expliquées par

1 Interrogatoire de Fi&schi, 3 1 septembre.