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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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furent deux habits dhomme 1 , auxquels on avait dabordattache' une grande importance, et qui, ayant été réel-lement saisis dans le café' Barfeti, paraissent être ceuxde deux joueurs de billard, qui ies avaient qliitte's àcause de lextrême chaleur du jour, et qui se sont en-fuis sans les reprendre, au moment la force publiqueprenait possession de la maison , entraînes par ïacrainte dêtre compromis sils y e'taient trouvés. Cesdeux habits ont été depuis réclamés, lun par le sieurCunteloup y et lautre par le sieur Kirchove.

Une dernière observation vient infirmer la déposi-tion du sieur Martin. Ou les hommes quil aurait aperçusà la fenêtre du n° 50 se seraient avancés entre la ma-chine et la croisée pour regarder sur le boulevart, etSe seraient ensuite retirés derrière cette machine, ceque sa situation rendait impossible, puisquil ny avaitentre elle et lappui de la croisée quune distance dunpouce dun côté et de quatorze pouces de lautre; ou ceshommes auraientdépïacé la machine pour regarder parlafenêtre et lauraient immédiatement replacée et ajustée :supposition également inadmissible dans un momentil fallait si promptement pointer et amorcer la batterie.

Un homme, François Baraton, avait été vu sortantde la maison n° 39, rue des Fossés-du-Temple. Il étaitblessé. On laurait suivi à la trace de son sang; il nepouvait aller plus loin. On le fit asseoir dans lame, prèsde la boutique dun perruquier; on le pansa, il fut trans-porté à lhôpital Saint-Louis ; il y était arrivé nu-têteet sans habit. Les vêtements quon croyait alors avoirété trouvés chez Girard, pouvaient être à son usage.Son adresse, quil donna, fut mal comprise. On ne puttrouver son domicile au lieu quon croyait quil avait

Déposition de Toilîon, 28 juillet.

Rapport. 5