furent deux habits d’homme 1 , auxquels on avait d’abordattache' une grande importance, et qui, ayant été réel-lement saisis dans le café' Barfeti, paraissent être ceuxde deux joueurs de billard, qui ies avaient qliitte's àcause de l’extrême chaleur du jour, et qui se sont en-fuis sans les reprendre, au moment où la force publiqueprenait possession de la maison , entraînes par ïacrainte d’être compromis s’ils y e'taient trouvés. Cesdeux habits ont été depuis réclamés, l’un par le sieurCunteloup y et l’autre par le sieur Kirchove.
Une dernière observation vient infirmer la déposi-tion du sieur Martin. Ou les hommes qu’il aurait aperçusà la fenêtre du n° 50 se seraient avancés entre la ma-chine et la croisée pour regarder sur le boulevart, etSe seraient ensuite retirés derrière cette machine, ceque sa situation rendait impossible, puisqu’il n’y avaitentre elle et l’appui de la croisée qu’une distance d’unpouce d’un côté et de quatorze pouces de l’autre; ou ceshommes auraientdépïacé la machine pour regarder parlafenêtre et l’auraient immédiatement replacée et ajustée :supposition également inadmissible dans un moment oùil fallait si promptement pointer et amorcer la batterie.
Un homme, François Baraton, avait été vu sortantde la maison n° 39, rue des Fossés-du-Temple. Il étaitblessé. On l’aurait suivi à la trace de son sang; il nepouvait aller plus loin. On le fit asseoir dans lame, prèsde la boutique d’un perruquier; on le pansa, il fut trans-porté à l’hôpital Saint-Louis ; il y était arrivé nu-têteet sans habit. Les vêtements qu’on croyait alors avoirété trouvés chez Girard, pouvaient être à son usage.Son adresse, qu’il donna, fut mal comprise. On ne puttrouver son domicile au lieu qu’on croyait qu’il avait
Déposition de Toilîon, 28 juillet.
Rapport. 5