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indique. Cette méprisé fortifia, les soupçons qu’on avaitconçus. On crutdevoirfaire arrêter le pauvre bfeSsé. les
L’instruction a dissipé tous les doutes, et son in- di
nocence a été tardivement reconnue. Bciraton est un vii
honnête ouvrier, qui se trouvait sur ïe bouîevart du la
Temple, devjqfnt les théâtres, non foin du café des Mille- C<
Colonnes, presque sur le pavé de la chaussée, tout près p (
du Roi et de son état-major; car la foule qui était der- p e
rière lui le poussait jusque sous les pieds des chevaux.
Il a été atteint, au moment de l’explosion, à la partiemoyenne et postérieure de la cuisse, de haut en bas,par un projectile en plomb, de forme carrée, d’une lon-gueur d’un pouce et d’une épaisseur de huit lignes en-viron. Aussitôt, on s’est empressé autour de lui, on lui
disait : Vous êtes blessé , retirez-vous. II est alors entré f r ,
dans le café Barfely avec les autres, et il en est sorti, f e
comme eux, par un passage qu’il ne connaisait pas. Il p a
s’est trouvé dans une me dont il ne savait pas le nom, es1
et où l’on a pris soin de lui. l e
La position de sa blessure avait d’abord inspiré quel- de
que défiance ; elle paraissait inconciliable avec son récit. tai
On a procédé à une exacte et minutieuse vérification des in,
laits. 11 a été constaté que les projectiles lancés par la ma- et
chine avaient pu l’atteindre au lieu où il disait s’être da
trouvé, et le blesser de la manière dont il l’a été. Une per- mi
quisition a été faite chez lui, on n’y a rien trouvé qui put Pf
ïe compromett re. II a été reconnu qu’il n’avait jamais eu cei
de liaisons ni de rapports soit avec Girard, soit avec pli
aucune des personnes impliquées dans le procès. sei
Son arrestation prolongée est un surcroît de malheur, a <
dont la justice veut qu’il lui soit tenu compte; car sa ,
détention l’a seule empêché d’être compris au nombre de>
des victimes qui ont été secourues par un acte de lamunificence nationale.