(4ü )
ne savez pas si je ne vous donnerai pas davantage .Une fois monté, il ne fut plus question de ia placeMaubert; il se fit conduire place aux Veaux, près duport aux Tuiles. Là, le conducteur fut payé, et Girardlui fit boire un verre de vin, ainsi qu’à un garçon ton-nelier, employé chez le sieur Durand, marchand defutailles, ruedePoissy. II avait prié ce garçon de l’aiderà transporter sa malle près de là. Pour s’excuser de nepas boire avec eux, il leur dit qu’il ne buvait jamais devin.
L’identité de la malle et de l’homme a été constatéepar la représentation de la malle au conducteur du ca-briolet, et par sa confrontation avec Girard. Le mar-chand de vin chez lequel s’arrêta le conducteur, etdevant la porte duquel la malle fut descendue, a con-firmé le récit de celui-ci par sa déposition. Il y a ajoutéque l’individu qui était dans le cabriolet, et qu’il a re-connu pour être Girard, chargea la malle sur sonépaule, avec l’assistance d’un garçon tonnelier, et l’em-porta en se dirigeant du côté de la rue Saint-Vietor.Girard, interrogé dès le 29 sur ce qu’était devenuecette malle, répondit que cela ne regardait qud lui. Ilconvint qu’il l’avait portée du côté de la rue Saint-Victor-, et, quand on lui demanda chez qui, il refusade s’expliquer, et répondit, avec un signe d’impatiencequi devait caractériser aux yeux du magistrat instruc-teur l’importance de la question : Je regrette, et les au-torités doivent regretter que j’aie fait ce que j’ai fait.Je sais qu’il y a maintenant un homme de trop aumonde, et c’est moi! Le garçon tonnelier, en ce qui leconcernait, a confirmé ces particularités par son témoi-gnage.
\