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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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ne savez pas si je ne vous donnerai pas davantage .Une fois monté, il ne fut plus question de ia placeMaubert; il se fit conduire place aux Veaux, près duport aux Tuiles., le conducteur fut payé, et Girardlui fit boire un verre de vin, ainsi quà un garçon ton-nelier, employé chez le sieur Durand, marchand defutailles, ruedePoissy. II avait prié ce garçon de laiderà transporter sa malle près de. Pour sexcuser de nepas boire avec eux, il leur dit quil ne buvait jamais devin.

Lidentité de la malle et de lhomme a été constatéepar la représentation de la malle au conducteur du ca-briolet, et par sa confrontation avec Girard. Le mar-chand de vin chez lequel sarrêta le conducteur, etdevant la porte duquel la malle fut descendue, a con-firmé le récit de celui-ci par sa déposition. Il y a ajoutéque lindividu qui était dans le cabriolet, et quil a re-connu pour être Girard, chargea la malle sur sonépaule, avec lassistance dun garçon tonnelier, et lem-porta en se dirigeant du côté de la rue Saint-Vietor.Girard, interrogé dès le 29 sur ce quétait devenuecette malle, répondit que cela ne regardait qud lui. Ilconvint quil lavait portée du côté de la rue Saint-Victor-, et, quand on lui demanda chez qui, il refusade sexpliquer, et répondit, avec un signe dimpatiencequi devait caractériser aux yeux du magistrat instruc-teur limportance de la question : Je regrette, et les au-torités doivent regretter que jaie fait ce que jai fait.Je sais quil y a maintenant un homme de trop aumonde, et cest moi! Le garçon tonnelier, en ce qui leconcernait, a confirmé ces particularités par son témoi-gnage.

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